Le trouble bipolaire

Nous avons tous.tes des changements d'humeur - avoir des "hauts" et des "bas", c'est normal, ça fait de nous des êtres humains. Mais lorsque ces phases virevoltent dans les extrêmes, il y a un risque. 
C'est là qu'on parle de trouble bipolaire (TB).

Je tiens à rappeler que nous sommes tous.tes uniques et en constante évolution, chacun.e possédant sa propre personnalité et son vécu. 

La pose d'un diagnostic médical est une démarche qui peut amener des émotions très fortes et être un véritable chemin en Soi. Cela peut prendre du temps, devrait être évoqué avec prudence et réévalué régulièrement. 

Si vous avez un doute ou une suspicion, discutez-en avec votre médecin.  

Mais c'est quoi, exactement ?

Anciennement appelé trouble maniaco-dépressif, le TB touche 1 à 2% de la population mondiale. En Suisse, c'est plus de 400'000 personnes concernées. 

Il s'agit d'un trouble de l'humeur - les personnes qui en souffrent sont ballottées entre d'intenses phases "hautes" (manies ou hypomanie) et "basses" (dépressions), tout en passant par des périodes d'humeur dite "normale" ou "stable".



Déjà, qu'est-ce que l'humeur ? 

Le Larousse décrit l’humeur comme « la disposition affective de base dont les variations entre tonalité agréable (pôle du plaisir) et une tonalité désagréable (pôle de la douleur) seraient sous tendues par une régulation neuro-humorale. »

Pour simplifier à l’extrême, imageons l'humeur comme une météo intérieure :
Si vous êtes triste, elle sera grise et pluvieuse. En colère, plutôt électrique et orageuse. Pour la joie, un beau ciel bleu ensoleillé. Etc.
Et comme toute météo, l’humeur n’est pas fixe, elle fluctue face aux événements que vous vivez et elle influence votre façon de penser, de réagir ou de ressentir. Elles colorent agréablement ou non ce que vous vivez.

Par exemple, si vous êtes de "mauvaise" humeur, certaines frustrations ou agacements vont vous paraître plus pénibles, vous aurez sûrement moins de patience. Ou dans le cas contraire, une "bonne humeur" peut vous amener à être plus généreux.ses ou compréhensif.ve.s sur certaines choses à un moment donné.

Ce qui diffère des émotions (colère, peur, joie, tristesse, dégoût), c'est la durée. Les émotions sont intenses, mais brèves. Elles ont un caractère ponctuel - alors que l'humeur, c'est un état d'âme persistant, qui dure. 

Le trouble bipolaire, c’est quand le régulateur de météo est cassé. Le beau temps devient canicule (phase maniaque) et la pluie inondation (dépression). C’est une métaphore, nous sommes bien d’accord, mais je trouve que cette image représente grossièrement mais efficacement la situation : les humeurs deviennent trop extrêmes ou intenses et l’équilibre entre les pôles du plaisir et de la souffrance est complètement déréglé.

Les différentes phases

L'épisode maniaque 

C'est généralement un indicateur qui permet de poser un diagnostic mais, pour le médecin, ce n'est pas toujours facile d’identifier cette période : elle est vécue comme très agréable pour la personne, le pôle du plaisir étant exacerbé - il y a peu de demande d'aide à ce moment là, sauf lorsque le voisinage ou les proches se manifestent.

La manie se caractérise par une humeur très élevée ou irritable, un état d'exaltation, des pensées accélérées et une hyperactivité. On dort moins mais on est en super forme. Le monde est perçu comme magnifique, les sens sont décuplés... On se sent fort.e, grand.e, le.la meilleur.e, invincible et plein.e d'énergie. Cependant, la surcharge d'énergie qui en découle peut avoir de grosses répercussions sur les différents aspects de la vie (professionnel, familial, relationnel, financier, etc.), car tout est amplifié à l'extrême. 
L'état de désinhibition qui en découle peut amener à comportements dit "à risque" impliquant un haut potentiel d'actes aux conséquences dommageables : des achats démesurés, des excès de vitesse, de multiples partenaires sexuel.le.s sans protection, une consommation de drogues et d'alcool... ou même des actes impulsifs comme quitter son travail, partir à l'étranger, etc. Chez certaines personnes, il peut même y avoir des risques de violence envers eux-même ou les autres. 

L'hypomanie est un épisode atténué de la manie, sans hallucination ni délire - pour être diagnostiqué, il faut qu'il perdure minimum 4 jours de suite, tout en le distinguant d'un début de phase maniaque ou encore du bien-être suivant la dépression. 


L'épisode dépressif

C'est tout le contraire de l'état maniaque et, en général, c'est pendant cette phase que les personnes consultent. Tout y est sombre, angoissant et triste. On a envie de rien, tout nous parait fade. Même les choses simples demandent un effort monstrueux. Il y a aussi beaucoup de dévalorisation, de baisse d'estime de soi et parfois l'apparition d'idées noires ou suicidaires. 

J'en parle avec plus de précision dans l'article "dépression".


La stabilité euthymique 

C'est un terme compliqué qui désigne la période se situant entre deux épisodes aigus. En gros, quand l'humeur est dite "normale". Il n'y a pas de symptômes dans cette phase et elle doit compter minimum 8 semaines consécutives, avec ou sans prise de traitement médicamenteux. 

C'est durant cette période que la personne va devoir gérer les conséquences des épisodes de crise. L'image de soi peut être très perturbée et on y vit souvent des sentiments d'incompétence, d'échec, de frustration, d'incapacité ou de honte. 

Ci-dessous, voici des tableaux récapitulatifs des symptômes présents lors de l'épisode manique et dépressif. Il n'y a pas besoin d'avoir tous les symptômes pour correspondre au diagnostic. Cependant, si vous avez des doutes, contactez votre thérapeute.



Épisode maniaque

  • Humeur très élevée et exaltée 
    • Euphorie, irritabilité
    • Envie de rire, de s'amuser

  • Estime de soi renforcée 
    • Idées optimistes, ambitieuses, mirobolantes voire irréalistes
    • Impression de grandeur et de toute puissance

  • Augmentation de l'activité mentale 
    • Rapidité et fuite des idées, pensées accélérées
    • Distractivité, passage d'une idée à une autre
    • Exacerbation des émotions (on les ressent plus fortes, plus vives)
    • Exacerbation des sens (goûts, odeurs, sons, couleurs...)
    • Désir continu de parler et débit accéléré (logorrhée)
    • Expression verbale et non verbale exacerbée (théâtralisation des gestes et du ton)
  • Élan vital excessif, dynamisé
    • Hyperactivité, engagement excessif dans des activités agréables/ludiques
    • Désinhibition, actes impulsifs, "sans filtre"
    • Comportements à risque (achats démesurés, partenaires sexuels multiples et sans protection, augmentation de la consommation d'alcool, conduite dangereuse avec excès de vitesse, etc.)

  • Manque de sommeil sans sensation de fatigue 

  • Symptômes tels que hallucinations et idées délirantes 

Épisode dépressif

  • Humeur très triste et très basse
    • Tristesse
    • Perte d'espoir, sentiment d'incurabilité 
    • Idées noires, idées suicidaires​

  • Dévalorisation de soi 
    • Idées pessimistes
    • Sentiment d'inutilité, perte de confiance, sentiment de culpabilité 

  • Ralentissement de l'activité mentale 
    • Diminution de la concentration 
    • Prise de décision difficile
    • Perte de mémoire
    • Ralentissement  psychomoteur (des pensées et des mouvements)
  • Élan vital insuffisant, en forte baisse
    • Perte d'intérêt et de plaisir avec diminution des activités (hypoactivité)
    • Manque d'énergie, fatigue intense
    • Retrait social 
    • Trouble de l'appétit, perte ou gain de poids

  • Trouble du sommeil, surtout en excès de sommeil ou sentiment de fatigue 

  • Symptômes tels que hallucinations et idées délirantes possibles lors d'épisodes dépressifs sévères
mountain range under rainbow during night time

Vivre avec un trouble bipolaire, c'est possible


Comme toute maladie, ça commence par une connaissance des symptômes et de soi-même. 

Connaitre sa maladie, ses symptômes, les signes de rechute, les facteurs déclenchants ou aggravants, etc. Tout ça permet de reprendre le pouvoir sur ce qui nous arrive, d'agir, d'accueillir et non de subir. 

Les causes du TB ne sont pas encore clairement déterminées. Elles seraient probablement multifactorielles - vulnérabilité biologique, facteurs génétiques ou environnementaux. 

Mais ce qui est sûr, c'est que l'humeur de chacun.e est unique. Vous êtes unique. Vous êtes une personne à part entière, avec vos forces et vos limites, votre vécu et vos besoins.

C'est pourquoi il n'y a pas de baguette magique : le rétablissement, c'est quelque chose de personnel qui prend du temps et qui demande de se pencher sur Soi pour observer, expérimenter et comprendre. 


 Traitements et outils


Mais alors, comment se diriger vers le rétablissement ?

Je parle volontairement de "rétablissement" et non pas de "guérison". Le TB, c'est comme le diabète : on ne guérit pas, on apprend à vivre avec. Il devient un compagnon de route, parfois un tantinet exigeant, mais qui peut aussi vous apprendre des choses merveilleuses sur vous-même. Et pour cela, il nécessite d'être compris et d'avoir les outils nécessaires.

Pour avancer dans la vie, il est bon d'avoir différentes cordes à son arc. C'est pourquoi j'aime utiliser la métaphore de la boîte à outils. Plus on a de ressources, plus on va réussir à s'adapter aux situations difficiles. Un outil qui ne marchera pas à un moment donné pourrait fonctionner une autre fois... et vice-versa. 
La santé mentale a besoin d'une bonne boîte à outil, elle aussi. Et pour cela, il faut expérimenter. Trouver ce qui nous convient, pouvoir choisir et mettre en pratique les outils qui répondent le mieux à nos besoins. 

Je tiens à préciser qu'aucun des traitements que je vais vous présenter n'est "parfait". Aucun n'a un taux de réussite de 100%. Comme dit plus haut, tout le monde est différent et le secret réside dans un équilibre de plusieurs facteurs. Tout miser sur le yoga ne suffira pas. Tout comme prendre un médicament en espérant que ça fonctionne, en consommant des boissons énergisantes pour tenir éveillé toute la nuit en parallèle. 


Traitement médicamenteux 

Ils peuvent être d'une grande aide pour aider la stabilisation ou encore pour réduire les risques en cas de crise aiguë (suicides, comportements à risque, violence, délire, etc.) mais souvent la prise de médicaments fait peur ; on craint de voir sa personnalité changer, de dépendre de quelque chose de chimique, d'avoir des effets secondaires... 

Que ça soit mon entourage proche ou des patients, j'ai pu remarquer de nombreuses craintes et interrogations :

1. "Ma personnalité va changer avec les médicaments"

Les traitements médicamenteux cherchent à corriger les déséquilibres biologiques. Dans le cas des maladies psychiques, la chimie du cerveau est déréglée - le but des médicaments est de donner un coup de pouce pour qu'il puisse retrouver son équilibre et vous permettre un bon fonctionnement. 

Donc non, vous ne devenez pas quelqu'un d'autre avec les traitements. Leur but est d'aider à calmer certains symptômes pour vous permettre de récupérer et de retrouver l'énergie nécessaire pour continuer à avancer. Votre personnalité reste la même, sans laisser la maladie prendre le dessus.


2. "Je veux me débrouiller sans, avec mes propres moyens."

Et c'est tout à votre honneur - c'est important d'essayer différentes manières de faire pour comprendre ses forces et limites. Néanmoins, pensez à reconsidérer ce choix si cela perdure. 

Il n'y a rien de honteux à faire différemment. Ce n'est pas un échec de prendre un traitement ou de demander de l'aide.  Ça ne veut pas dire que vous n'avez pas réussi à vous en sortir par vos propres forces. Au contraire, faire différemment demande même beaucoup de courage.


3. "Il y a beaucoup d'effets secondaires, c'est dangereux."

C'est un point très important, celui des effets secondaires - c'est souvent ce point qui fragilise la prise des médicaments. Là encore, je le répète, chaque personne est unique et réagit différemment. Certains n'auront jamais d'effets secondaires et d'autres seront plus sensibles. 

La encore, c'est une question d'équilibre à trouver entre symptômes et effets indésirables : qu'est-ce qui est le plus dangereux et invalidants pour moi ou/et mes proches ? En sachant que chaque rechute fragilise la capacité cérébrale un peu plus, qu'est-ce qui est le "moins pire" ? Prenez le temps d'y réfléchir. 

Certains médicaments nécessitent un suivi régulier pour éviter justement des effets secondaires importants et parfois vitaux - mais ce suivi a justement pour but de diminuer les risques. Dans tous les cas, communiquez. Parlez de vos craintes et de vos effets secondaires potentiels à votre médecin afin de trouver ce qui pourrait vous convenir au mieux. 


4. "On va me faire prendre des médicaments à vie."

C'est une possibilité, mais pas une généralité. Certaines personnes ont besoin de médicaments ponctuellement - pendant les crises ou en prévision d'une rechute. D'autres nécessitent un traitement régulier à long terme, parfois toute leur vie.

Ce qui est sûr, c'est que :

- Rien n'est définitif. La vie est en constant mouvement et évolution. 
- Beaucoup de rechutes se font par arrêt brutal de la médication - les personnes se sentent mieux et arrêtent tout. Ce n'est pas une solution.

Si vous souhaitez faire un test en diminuant les doses et voir comment vous réagissez, parlez-en avec vos thérapeutes et faites vous accompagner.

Prudence est mère de sûreté.


A titre d'exemple, voici quelques catégories de médicaments possiblement proposés. Là encore, cela dépendra de nombreux facteurs, d'où l'importance d'en discuter avec son médecin.

Stabilisateurs de l'humeur 

Ou thymorégulateurs.

Les médicaments les plus efficaces.

Permettent de stabiliser l'humeur afin qu'elle ne virevolte pas dans les extrêmes. 

  • Exemple : Lithium, Dépakine
  • Traitent les crises
  • Diminuent leur fréquence et gravité 
  • Réduisent les risque de suicide 
  • Augmentent les périodes de stabilité

Anxiolytiques

  • Souvent de la classe des benzodiazépines.

    Exemple : Xanax, Temesta, Seresta
  • Effet calmant, sédatif et tranquillisant
  • Diminuent angoisses
  • Calment l'agitation psychique et motrice
  • Diminuent les comportements à risque 
  • Rétablissent le rythme de sommeil 

Anti-psychotiques

  • Ou neuroleptiques

    Exemple : Quetiapine, Haldol, Clopixol
  • Réduisent rapidement agitation psychique et motrice
  • Diminuent les comportements à risque
  • Calment et sédatent
  • Diminuent les hallucinations et délires
  • Rétablissent le rythme de sommeil 

Anti-dépresseurs

  • Peuvent être donné dans certains cas de dépression sévère mais nécessitent une surveillance et observation rigoureuses pour éviter un potentiel "virage maniaque" - c'est lorsque l'humeur remonte tellement haut qu'elle se transforme en phase maniaque. 

    Exemple : Venlaflaxine, Fluoxetine, Sertraline
  • Augmentent l'humeur
  • Certains peuvent calmer les angoisses
  • Augmentent l'énergie, la motivation

Traitements non-médicamenteux 

Là encore, chacun.e est unique et aura besoin d'expérimenter ce qui  lui conviendra le mieux. Mais rappelons nous qu'un outil n'ayant pas fonctionné à tel moment dans notre vie peut nous être utile aujourd'hui. 

Cependant, voici quelques exemples "fondamentaux".

Suivi thérapeu​tique

A mes yeux, tout le monde devrait avoir un suivi thérapeutique pour sa santé mentale. Qu'importe son rang social, sa profession, son âge ou son état psychique : c'est une des clefs fondamentales pour mieux apprendre à se connaitre et avancer.

Cela permet d'avoir un espace à soi, sécurisant et propice à l'introspection, tout en recevant une vision extérieure à votre situation. Être accompagné.e par des thérapeutes expérimenté.e.s aide à régler des problématiques parfois bloquées grâce à une nouvelle vision et approche.

Je rappelle donc, votre femme/mari n'est pas votre psy - même si une bonne communication est importante, iels n'auront pas les outils nécessaires pour certains conseils ou situations, tout comme ils ne seront pas neutre émotionnellement. 

La psychoéducation

Il s'agit de l'apprentissage des symptômes. 

Si je prends l'exemple avec le diabète : quand une personne reçoit ce diagnostic, elle apprend à reconnaitre quand son taux de sucre est trop élevé (hyperglycémie) ou trop bas (hypoglycémie). Cet enseignement sur ces signaux d'alarme vont lui permettre d'agir directement et d'éviter les complications.

Pour le TB, c'est exactement pareil - le fait de reconnaitre les symptômes et ses répercussions permet de mieux appréhender les crises et rechutes, afin de les limiter ou les éviter. Mieux se connaitre, c'est reprendre son pouvoir personnel. 

Pour ça, il existe plusieurs outils - comme établir un plan de crise, tenir un journal d'humeur, travailler sur la prévention des rechutes, etc.

Plus vous vous connaîtrez et ciblerez les signaux d'alarme, plus vite vous pourrez agir et  ainsi éviter la crise.

Une bonne hygiène de vie

Nous vivons dans un monde complexe où tout est interconnecté et de plus en plus d'études démontrent la corrélation entre hygiène de vie et santé mentale.  Il est difficile de tout changer en une fois, et ce n'est pas le but. Mais vous pouvez déjà vous poser la question afin de vous situer, en observant les différentes sphères de vos habitudes de vie. 

Alimentation 
Éviter de manger trop de sucre
Favoriser des fibres (fruits, légumes, plantes)
Éviter les produits trop transformés (produits industriels)

Hydratation
Pensez à bien s'hydrater (1.5 à 2L par jour)
Favoriser les boissons sans sucre ni additifs (par exemple soda)

Hygiène de sommeil
Favoriser rituels au coucher (éviter les écrans, activités calmes, etc.)
Ralentir les boissons énergisantes à partir de 18h (coca, café, thé, etc.)

Activité physique
Une petite activité quotidienne a plus d'effet que 3 heures de sport par semaine

Repos
Tout aussi important, privilégier des moments de repos et de calme. Que ça soit pour récupérer de l'énergie ou encore 

Abus de substances

La consommation de drogues tels que l'alcool, le cannabis, les stimulants... peuvent avoir une influence sur votre moral et votre énergie.

Trouver son équilibre

Notre société nous pousse souvent à suivre un rythme effréné qui peut vite impacter notre santé mentale. Que ça soit par les pressions sociales, les informations que nous recevons de toutes parts ou les injonctions que nous nous fixons nous-même, il est parfois difficile de comprendre ce dont nous avons besoin. 

Voici quelques pistes :

Trouver un équilibre entre repos et activités.
Apprendre à ralentir (Nature, respiration, relaxation, yoga, etc.).
Structurer son quotidien, avoir une raison de se lever le matin. 
Connaître son propre rythme (dépression saisonnière, cycle menstruel, signes de fatigues, activités ressourçantes, etc.) et adapter en fonction.

Electroconvulsivothérapie (ECT)

Un nom compliqué à prononcer et qui laisse dans l'imaginaire collectif un souvenir effrayant. Il s'agit de la thérapie par électrochoc. Je vous rassure : même si cette technique est encore pratiquée, elle n'a rien à voir avec ses débuts barbares où les personnes étaient attachées, traitées contre leur gré et sans anesthésie. 

Aujourd'hui, les ECT sont pratiquées dans un cadre médico-légale très strict et les résultats sont très positifs sur les troubles de l'humeur. Mais alors, comment ça se passe ? 

D'abord, le consentement éclairé de la personne est nécessaire. Un bilan pré-opération est effectué et un nombre de séances est fixé. Ces séances se font à l'hôpital somatique, sous anesthésie générale (endormissement médicamenteux) et sous curare (pour détendre le corps et éviter des courbatures au réveil). Le but étant de déclencher une crise d'épilepsie contrôlée afin de rééquilibrer la chimie cérébrale. 

Et ça marche ! 

Cependant, c'est un traitement lourd que l'on propose en dernier recours, après avoir essayé les autres pistes - souvent dans les cas de maladies résistants aux médicaments.


Dans tous les cas, ne restez pas seul : demandez de l'aide. 


Prenez soin de vous.

Maëlle

Pour en savoir plus 

Je vous conseille vivement la brochure 
qui m'a servit de support pour cet article :

"Les troubles bipolaires - comprendre la maladie et trouver de l'aide", 
écrit par Ariane Zinder-Jeheber, de l'association Pro Mente Sana. 

Vous y trouverez encore plus d'informations sur les différents types de TB, 
ainsi que des explications sur les traitements et conseils 
et une section concernant les proches (car eux aussi sont affectés par la maladie).

Aller vers la brochure en ligne