Ré-ensauvager nos jardins

Nos voisins les bestioles N°2

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tenais déjà vous partager un magnifique coup de cœur : les podcasts de Quentin, "La vie partout". 

Ce passionné de nature nous présente des formats audios qui nous aident à mieux comprendre le monde qui nous entoure. Grâce à lui, nous plongeons dans les discrétions mystérieuses du Vivant et découvrons la magie de toutes ces petites choses qui se trouvent sous nos yeux, mais sur lesquelles nous nous questionnons rarement, voire jamais.

D'où vient le sol ? Pourquoi les feuilles tombent-elles en automne ? Où vont les insectes en hiver ? Tellement de sujets passionnants qui plairont aux petits comme aux grands ! En tout cas, moi, j'en raffole. 

Si je vous parle de ça, c'est parce qu'il a fait un travail extrêmement bien fait et tellement complet que je souhaitais le citer comme référence pour cet article. Lui et moi avons exactement la même manière de voir le savoir : un outil génial pour mieux comprendre ce qui nous entoure, afin de mieux le protéger. Comme je ne souhaite pas m'approprier son travail, je vous encourage à aller jeter une oreille à son contenu de qualité :) 

D'ailleurs, n'hésitez pas à le soutenir et à s'inscrire à sa newsletter : il y donne des supers infos, notamment sur le thème du réensauvagement des jardins.

La Vie partout

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Pour ma part, je vais me contenter de résumer grossièrement les grands points pour vous faire découvrir ce sujet :  La nécessité d'encourager la biodiversité dans nos jardins. Pourquoi c'est important et comment faire simplement. 

La Charte des Jardins

Vers le site

Je profite aussi de faire connaitre "La Charte des Jardins" - une initiative précieuse qui encourage l'engagement moral et la biodiversité. Chaque petit jardin peut faire la différence, que ça soit un bout de balcon ou un place de jeux. 

Vous pouvez télécharger leur charte, mais également commander leur blason pour l'accrocher dans votre petit coin de verdure ;)



Pourquoi encourager la biodiversité ?

Le monde du vivant est un univers complexe et les liens entre ce qui le compose commence à peine à être éclairci. Chaque jour, nous découvrons de nouvelles choses, de nouvelles espèces, des relations entre elles et de leur impact sur leur environnement. Nous pouvons affirmer sans hésiter que nous sommes encore loin de comprendre toutes les intrications du vivant. Et c'est ça qui est passionnant. 

Mais aujourd'hui, la biodiversité perd du terrain face à l'ère du béton, de l'agriculture intensive et des pesticides. Je ne vais pas faire tout un discours moralisateur et angoissant - mais je pense qu'une prise de conscience est nécessaire. 

Surtout que  les gestes pour aider la biodiversité, ça peut être tout bête et à la portée de toutes et tous. Techniquement, la nature n'a pas besoin de grand chose pour faire sa vie et s'exprimer. Mais aujourd'hui, elle a besoin d'un coup de pouce. Et on peut l'aider !

Premièrement, ça ne coûte pas grand chose (en temps et en énergie), mais ça offre aussi la possibilité de pouvoir observer la vie reprendre du terrain et se reconnecter au vivant. Et ça, c'est carrément génial. Ça nous permet de ralentir, de revenir à l'essentiel. De prendre soin de nous, en prenant soin de son environnement proche.

Nous avons tous le pouvoir d'agir à notre niveau ! Alors fonçons !

Comment aider la biodiversité ?

Diversifier !


La nature aime avoir le choix - elle prendra ce qu'elle préfère, en fonction des goûts, habitudes et besoins de ses petits habitants (que ça soit la faune ou la flore). 

Que ça soit les fleurs, les essences d'arbres, les environnements différents - variez un maximum.
Créer des mini-biotopes peut être une très bonne solution également, qui peut se faire même dans un petit jardin. Tas de sable, de bois morts, d'herbes fauchées ou tondues, de compost, de pierres, un petit bassin... Chaque environnement sera propice à certaines espèces. Et plus c'est varié, mieux c'est : c'est comme si ça renforçait le système immunitaire de la nature.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller jeter un œil sur mon article "logement à butineurs", où je décris plus en détails les différentes zones possibles, à créer de manière simple et efficace.

Lien vers l'article 

Tonte partielle

Laisser une partie en friche, c'est génial pour la biodiversité. La micro-faune pourra y trouver refuge et à manger. Il ne faut pas oublier qu'ils sont autant chez eux que chez nous - et la cohabitation peut se passer magnifiquement bien.

Le système de tonte partielle permet de délimiter plusieurs zones - la zone sauvage (libre, avec un minimum d'entretien), la zone de cohabitation (la zone entre-deux) et la zone humaine (tondue, entretenue). Cette technique est intéressante car elle permet de réduire le travail du jardinier et de permettre à la micro-faune ainsi qu'à divers espèces végétales de reprendre du terrain, tout en permettant de profiter d'un bout de pelouse pour les beaux jours. 

Température du sol

  • Herbe non coupée 19.5 °C
  • Herbe coupée à 10 cm 24.5°C
  • Herbe trop coupée ou sol nu = peut atteindre les 40°C en plein été

Humidité 

Une herbe plus haute favorise donc plus de fraîcheur, mais aussi d'humidité - ce qui est bénéfique pour la biodiversité souterraine (comme les vers de terre, travailleurs indispensables pour un sol en bonne santé).

En résumé : 

Une tonte moins fréquente et à une hauteur appropriée - entre 7 et 10 cm -  permet de préserver l'humidité du sol, de réduire la fréquence des tontes et de soutenir la biodiversité en offrant un habitat favorable aux pollinisateurs et autres espèces. 

Il vous faut vraiment d'autres arguments ?...

Espèces indigènes

Pour aider la faune local, il est important de privilégier au maximum les espèces provenant du même milieu. Elles ont eu des milliers d'années pour évoluer ensemble et permettent de créer un système équilibré. 

Les fleurs de noisetiers, espèce indigène en Valais, est une espèce précoce - grâce à elle, de nombreuses espèces pollinisatrices survivent à la fin de l'hiver.

De plus, certaines espèces dépendent directement de la présence d'autre. Par exemple, l'Azuré du baguenaudier, un joli petit papillon bleu, dépend du baguenaudier qui est un arbre menacé. Planter cet arbre permettra à la population de baguenaudier d'augmenter, tout en préservant le lieu de ponte de cet insecte.

Pour la région du Valais, en Suisse, vous pouvez trouver un document complet qui expose quelques essences d'arbres indigènes à la région, ainsi que des conseils d'entretien. C'est une super alternative pour remplacer une haie de thuya, par exemple.

 Haies indigènes

Ce format t'as plu ? 

Découvre en plus avec la série "Nos voisins les bestioles"